Ce qu'il apporte vraiment
D'abord, l'absence de risque de contrepartie. C'est la propriété la plus mal comprise et la plus importante. Une action dépend d'une entreprise, une obligation d'un émetteur, un dépôt bancaire de la solidité d'une banque. Un lingot, lui, ne dépend de la promesse de personne : il vaut ce qu'il est. Dans un patrimoine, c'est le seul actif dont la valeur ne peut pas être annulée par la défaillance d'un tiers.
Ensuite, la diversification. Attention à la formulation courante : on lit souvent que l'or « monte quand les actions baissent ». C'est faux, ou plutôt, ce n'est vrai que par intermittence. Ce qui rend l'or utile dans un portefeuille, ce n'est pas une corrélation négative, c'est une corrélation faible et instable avec les autres actifs. En clair : l'or ne fait pas systématiquement l'inverse du marché, il fait autre chose. Et c'est précisément ce autre chose qui amortit un portefeuille.
Enfin, la préservation sur très longue durée. Sur plusieurs décennies, l'or a globalement conservé le pouvoir d'achat de ses détenteurs.
Notez le verbe : conserver, pas accroître.
Ce qu'il ne fait pas
L'or ne verse ni intérêt, ni dividende, ni loyer. Il ne produit rien. Un capital placé en or ne travaille pas : il attend.
Sa détention a même un coût réel, souvent sous-estimé : la prime payée à l'achat, l'écart entre prix d'achat et prix de rachat, le stockage, l'assurance. Additionnés, ces frais représentent un point de départ négatif qu'il faut rattraper avant de parler de performance.
Et son cours peut baisser longtemps. Entre les sommets de 2011 et le creux de 2015, l'or a perdu de l'ordre de 40 % en dollars, et il a fallu des années pour revenir. Quiconque vous présente l'or comme un placement qui « monte toujours » ne connaît pas son histoire, ou ne vous la raconte pas.
Quelle place dans un patrimoine ?
Il n'existe pas de réponse universelle, et méfiez-vous de ceux qui en donnent une. Les allocations évoquées par les institutions financières s'échelonnent le plus souvent entre 5 et 15 % du patrimoine financier. La logique sous-jacente est toujours la même : l'or est une assurance, et une assurance se dimensionne par rapport à ce qu'elle protège, pas par rapport à ce qu'elle rapporte.
Le détail qui compte
Sur de très longues périodes, l'or a historiquement davantage joué un rôle de préservation du pouvoir d'achat que de création de rendement réel. Son rendement réel peut être proche de zéro sur certains horizons très longs, mais il varie fortement selon la période étudiée. La conséquence pratique est importante : l'or n'a pas vocation à remplacer les actifs productifs dans un patrimoine, mais à jouer un rôle différent, notamment en matière de diversification et de préservation.
Dans Vulto... Vos positions sont valorisées automatiquement au cours de l'or, avec la plus-value latente calculée sur votre prix d'achat réel, primes comprises. Ce que vous voyez est votre performance, pas celle du cours.
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